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 Jeux de fauves - ft. Aryan

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Méca-humain
Dr. Zeera E. Kingsley
Ϟ Mensonges proférés : 106
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Ϟ Epitaphe : 21/08/2015
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MessageSujet: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 0:01

Cela faisait bien une heure que Zeera s’efforçait de noircir cette feuille de papier. Son crayon dansait entre ses doigts et au rythme de ces derniers. Elle cherchait désespérément l’inspiration en regardant le monde défiler devant elle, par-delà la vitre de sa voiture. Anton conduisait et elle était à l’arrière, songeuse. Sur son carnet de notes s’enchaînaient les esquisses de son Viper. Mais elle avait beau se tourner et se retourner la cervelle, elle était incapable de créer quelque chose de satisfaisant. Elle avait eu quelques espoirs, avait fait quelques tests…mais ses cobayes mouraient irrémédiablement. Etait-il donc impossible de transcender la nature humaine ?
Il s’agissait-là d’un débat qu’elle se refusait de mener. Aryan était suffisamment prolixe à ce sujet.
Aryan Turner. C’était à destination de sa villa que Zeera avait sorti sa luxueuse Porsche Abyss 6S. Le PDG de Pinxit avait besoin de ses services. Elle se révélait une excellente confidente, car contrairement à beaucoup de monde, elle était capable de tenir sa langue et de garder les secrets. Et diable, qu’elle en gardait, des secrets… ! De si vilains, vilains, petits secrets. Son visage se fendit d’un sourire à cette idée.
Vous êtes inspirée ? Demanda Anton.
Ça ne se voit pas, bougre d’imbécile ?
Anton ne se vexa pas. La vexation était un sentiment oublié, comme l’indignation et son envie de rébellion. Son assistant et jouet favori était un modèle de soumission. Il avait le mental du Viper parfait à défaut du physique. En songeant à ça, Zeera se demanda si Aryan ne l’avait pas appelée au sujet de son cher et ténébreux Fils. Tiens, tiens, tiens…L’enfant prodigue aurait-il déçu son père ? Elle se réjouissait d’avance de lui rappeler une énième fois qu’elle avait raison. Brise-le, lui avait-elle dit. Met-le à genoux, avait-elle insisté. Il avait refusé de l’écouter. Un homme n’obéit pas aux beaux discours. Et cet idiot ne sait faire que ça.
Un dénivelé secoua la voiture et extirpa la doctoresse de ses pensées. Elle papillonna des paupières et prêta une attention toute particulière à son environnement. Anton venait de s’engager sur un petit chemin entouré d’une pelouse atrocement vide. Aryan semblait détester tout semblant de décoration extérieure, comme si des assassins allaient s’y planquer. Craindrait-il son propre fils ? Des gardes de sécurité (autrement dit des molosses à la tête vide) armés de fusils d’assaut montaient la garde. Deux d’entre eux avaient ouvert le grand portail en voyant arriver un véhicule familier. Loin devant se dressait la somptueuse villa de monsieur Turner. Une construction très moderne et manifestement bourrée de dispositifs de sécurité. Une intellicam la regardait d’ailleurs dans le blanc des yeux cependant qu’Anton se garait à l’ombre, juste à côté de la berline patronale.
Excellent, nous ne sommes en retard que de cinq minutes. Tu t’améliores, Anton.
Merci docteur.
Aryan l’attendait sur le porche –il savait qu’elle détestait sonner et attendre comme une potiche. Anton se dépêcha d’ouvrir la portière arrière de la Porsche. Zeera sortit tranquillement, au rythme capricieux d’une star de cinéma. Une jambe après l’autre, ses talons claquant sur le sol dallé. Enfin elle se leva. Le soleil tapait fort sur ses lunettes, menaçant ses yeux cybernétiques d’une grande sensibilité. Ses rayons révélaient les traits durs de son visage ; ses joues creusées et ses lignes taillées au scalpel. Ses lèvres pincées trahissaient son impatience.
Elle ferma la portière d’un geste désinvolte, l’air de dire : Je ne suis pas en retard, c’est toi qui m’attend stupidement comme un chien bien dressé. De sa démarche chaloupée, elle gagna l’entrée de la villa. Les molosses d’Aryan la reluquaient déjà (rien ne lui échappait). L’un fixait ses jambes interminables, se demandant quelles jolies choses se cachaient sous sa jupe rouge fendue à la cuisse. L’autre se concentrait à s’en cramer les neurones, cherchant à y voir dans le décolleté de son chemisier.
Elle fit glisser ses lunettes de soleil, les observa tout deux et dit :
Monsieur Turner, vos chiens sont en rut.
Quelle franchise.
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 13:13

Voilà maintenant un moment que Turner était assis dans le salon, avachi dans un large fauteuil, les yeux rivés devant la gigantesque baie vitrée qui avait une vue imprenable sur la mer. On était loin du port et de l'océan, cependant, la maison de Turner, au milieu d'un parc dont les arbres avaient longtemps disparut, montrait la petite rivière des eaux de Leith. C'était marrant, sa villa était tout ce qu'il y avait de plus moderne, avec des courbes droites, légères, fines, alors que tout le quartier avait plus l'allure des vieilles bâtisses de pierre. C'était un peu un symbole, d'un certain point de vue : Le triomphe du nouveau sur l'ancien, du moderne qui écrasait le passé. Il fut un temps, pas si éloigné, peut-être quand il était enfant, où les gens sortaient dans les parcs le week-end, rare jour de repos, pour tenter d'occuper une après-midi, se donner un semblant d'activité...
Devant sa table basse, il relisait certains documents. Même chez lui, il ne pouvait s'arrêter de travailler. Edimbourg n'était qu'une toute petite ville, et au-delà de ses frontières, s'étalait un monde gigantesque qu'il fallait influencer.

- Monsieur ?


Aryan tourna simplement la tête, sans faire pivoter son buste.

- Je pensais avoir été clair lorsque je demandais à ce que Clay reste ici.
- Il n'est pas rentré monsieur. Mais j'ai envoyé un homme le suivre.
- Qu'il me le ramène.

Il se leva de son fauteuil, et s'approcha d'une commode à l'autre bout de la pièce.

- Monsieur. Sauf votre respect... Il n'est pas utile d'intervenir a moins d'en avoir une raison valable.

- Et pourquoi ça ? Votre agent a peur ? Il pense ne pas faire le poids contre des gringalets qui n'ont pas la vingtaine ?
- Non. C'est juste que cela serait l'aliéner, non ?

Aryan venait juste de sortir un paquet de cigarette d'un tiroir qu'il se retournait, pour directement observer le garde, un colosse en costume, avec une oreillette du côté droit, le crâne rasé sur les extrémités.

- Vous pouvez vous expliquer ?
- Il ne complote pas avec des terroristes et ne met pas sa vie en danger. Si vous lui coupez les ailes maintenant vous allez juste l'encourager à fuir encore... Tous les gamins sont comme ça, même vous je suis sûr que vous avez été comme ça à son âge.

Le PDG ne put s'empêcher de serrer violemment les dents, alors qu'il s'approchait, tirant une cigarette du paquet.

- Quel est votre nom ?

- Da Silva. Gustave.
- Bien. Gustave... Depuis combien de temps êtes-vous affectés à ma garde personnelle ?
- Deux mois, monsieur.
- Très bien. Vu que vous n'avez pas d'expérience je vais vous donner le bénéfice du doute, et vous expliquer, en termes simples, en quoi consiste votre travail... Dit-il lentement, comme s'il prenait l'homme pour un abruti, avant de lui poser une main sur l'épaule. Je ne demande pas grand-chose à mes employés, mais l'obéissance est l'une de ces choses. Vous êtes courtois, bien, mais, que les choses soient claires entre nous... Je ne vous paye pas pour me conseiller. Et je ne vous paye pas pour me faire des remarques condescendantes. Si je dois encore une fois vous entendre questionner un de mes ordres, ou bien présumer quelque chose sur mon passé, je demande à ce qu'on vous parachute au milieu d'une horde en Afghanistan.
Est-ce bien clair ?

- Très clair monsieur.
- Maintenant ramenez-moi mon fils.
- Oui monsieur.

L'homme frappa ses talons contre le sol et s'éloigna d'un pas rapide. Enfin, Aryan se décida à placer la cigarette dans sa bouche et de l'allumer. Non c'est vrai, il ne le payait pas pour donner des conseils. Il avait horreur qu'un subordonné ose le contredire. Et pourtant, en même temps, il en avait besoin ; Il était incapable de procéder, de réfléchir, de remettre en cause ses actes si quelqu'un ne venait pas lui opposer d'autres idées... C'était un peu tout le paradoxe. C'était un homme de fer, dur et froid (Et qui tuait les fäe, mais là n'était pas la question), mais le fer est une matière fragile, difficile à manier... Il avait besoin de gens autour de lui.
Et c'est précisément pour cette raison qu'il avait demandé à quelqu'un de venir.
Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'on vint lui prévenir que sa voiture avait franchis le portable. Il écrasa sa cigarette contre un cendrier, laissant l'odeur dans la pièce, avant qu'il n'aille se lever. Bien que ce soit l'un de ses très rares jours de repos, il était habillé presque comme d'habitude, simplement sans la cravate et la veste de costume. Il attendit devant le pas de la porte (Enfin, l'une des portes tout du moins... La maison paraissait être un vrai gruyère en baies vitrées et en larges fenêtres, si ce n'est que la plupart étaient constamment verrouillées et blindées pour d'évidentes raisons de sécurité).

Il avait la main gauche qui tenait son poing droit, dans le dos. Les épaules en arrière et la mâchoire fermée, il observait la démarche du docteur, qui ne put s'empêcher de faire une remarque sur les agents de sécurité de la cour.

- Monsieur Turner, vos chiens sont en rut. 

Il acquiesça d'un léger mouvement de tête, sans changer d'expression, et sans même observer les hommes en question.

- Vous les pardonnerez. Entrez.

L'un des gardes s'approcha de la porte, un large sourire sur le visage, empressé de faire une fouille corporelle, mais un simple mouvement de main de son patron le fit s'éloigner. En revanche, l'assistant, Anton, eut bien moins de convenances ; deux armoires à glace s'emparaient de lui pour le palper dans tous les sens, un troisième s'approchant du véhicule pour regarder l'intérieur.

Aryan mena la doctoresse vers son bureau, traversant un long couloir assez sobre. Le long du chemin, il se hasarda à faire un peu de parlotte, simplement par politesse et habitude :

- Comment vont les choses dans votre service, alors ? Le service marketing a fait fort cette année, le nombre de personnes cherchant des implantations devrait augmenter... Et ceux malgré les polémiques des puristes...

Le bureau se trouvait au 1er étage. C'était une vaste pièce, bien que loin d'être aussi vaste que celui de Pinxit... Il y avait une table rectangulaire qui trônait au milieu, nombre de commodes et d'armoires, un petit canapé dans le coin, et deux chaises dressées devant.

- Désirez-vous boire quelque chose ?
Demanda-t-il froidement, le ton monotone, alors qu'il ouvrait une large console, dévoilant pas mal de bouteilles de poisons différents.

Lui-même n'était pas particulièrement buveur, mais les convenances de la société le forçaient bien souvent. Alors qu'il sortait deux verres, le garde à l'entrée ferma la pièce, les laissant seuls à l'intérieur.

- Bien. Je suis content que tu sois venue un dimanche... J'avais des choses importantes à te dire.

Il s'installa sur son propre siège, derrière le bureau, les deux verres sur la table.

- J'ai des problèmes dans mon service. Je suppose que Cutlaw t'as sûrement déjà tout raconté... L'un de nos Vipers a des relations, et des idées un peu... Subversives. Et il a de la complicité dans Pinxit, parmi mes propres employés.


D'un coup, son ton se fit plus hautain, et inquisiteur.

- Je vais pas passer par quatre chemins ; Je remets en doute la loyauté de MacGraham. Si je t'avais pas écouté, si Stevens était encore en vie, peut-être que cet abruti ne serait pas en train de chercher à fouiller dans mon tas de merde.... Notre tas de merde. Car je dois te prévenir : Si je tombe, pas mal de personnes tomberont avec moi.
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Dr. Zeera E. Kingsley
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 15:36

Je ne pardonne jamais, monsieur Turner. Le pardon est une affaire de faible.
Zeera resta de marbre. Elle affrontait Aryan du regard (regard soutenu en toutes circonstances, même devant lui), silencieuse. En voyant le molosse l’aborder, elle plissa les yeux. Elle avait franchement l’air d’une chatte énervée. L’espace d’une seconde, elle repensa à cet imbécile d’Harmattan Associés qu’elle avait castré d’un coup de dents. Touche-moi une seule fois de travers, et tu peux dire adieu à tes couilles mon cher ami, hurlait son regard. Dieu merci, Aryan eu l’immense BONTE et présence d’esprit de retenir les ardeurs de son toutou. Anton en revanche…subit manifestement sa propre fouille ET celle de sa maîtresse. Il se laissa faire docilement. Zeera se demanda même s’il n’aimait pas ça. Anton était son assistant et son esclave favori. L’exemple même de la soumission. Si elle le livrait, là, tout de suite, aux désirs lubriques de ces molosses, il s’y abandonnerait volontiers.
D’un claquement de doigts, Zeera l’appela à son pied et il accourut gentiment. Derrière, elle crut entendre des ricanements. Ne riez pas de lui, idiots, je saurais très bien vous réduire à sa condition.
Elle le récompensa d’une caresse à la joue.
Sois gentil, attends-moi-là.
Bien docteur.
Et elle suivit Aryan. Il se mit à causer de tout et de rien, une manière de sauver les apparences. Zeera en sourit intérieurement.
Mon service ? Tout le monde se plaint constamment d’être débordé. En ce qui me concerne, j’honore mes commandes en temps et en heure. L’Etat est satisfait de ses nouveaux jouets. Ça me donne du temps libre…j’aime me consacrer à mes recherches.
Il n’ignorait évidemment à quelles recherches elle faisait référence.
Le bureau d’Aryan différait franchement du sien. Zeera était une femme à la fois bordélique et ordonnée : elle affectionnait ses tas de papiers dans lesquels elle seule s’y retrouvait. Et c’était sans compter les mécha-greffes à-demi entamées ou terminées abandonnées-là à la poussière. Non, Aryan Turner était un grand maniaque, et ça se voyait. Fidèle à elle-même, Zeera se mit à son aise. Elle s’installa sur une chaise, ses longues jambes croisées. Une position stratégique, dévoilant la chair nue et tentante de ses cuisses.
Désirez-vous boire quelque chose ?
Elle lui adressa un regard éloquent. Zeera buvait rarement, et si elle le faisait, elle appréciait tout particulièrement le poison de son pays natal. Aryan la servit donc. Elle le regardait faire d’un air songeur.
Bien. Je suis content que tu sois venue un dimanche... J'avais des choses importantes à te dire.
Ah. Enfin, il se décidait à passer aux choses sérieuses. Zeera l’écoutait attentivement en n’ayant de cesse de le fixer.
Oh, allons, mon chéri. Tu es le maître de la mise en scène, non ? Le meurtre de Stevens…tu peux le mettre sur le dos de n’importe qui. Même sur celui de ton assassin. Tu sais très bien qu’un Viper tout juste réinitialisé entre parfois en état de psychose meurtrière. Il suffit de dire à MacGraham que Shadow a pété les plombs et l’a massacré.
Elle s’interrompit.
Oh. A moins que…le Viper en question, ce soit Shadow lui-même ?
Elle le savait évidemment depuis le début. Elle gloussa.
Tiens, tiens, tiens. L’ombre s’éloigne de son maître, et le maître est effrayé. C’est à cause de ça que tu t’entoures d’autant de gardes ?
Ses doigts fins entourèrent son verre en cliquetant.
Comme si un de ces imbéciles arriverait à arrêter un Viper hors de contrôle. (Elle but tranquillement une gorgée de vodka.) Ils te retrouveraient égorgé que Shadow serait déjà en train de se la couler douce aux Bahamas.
Elle se tut une seconde, soupirant.
Quand l’équipe de maintenance de l’USM Angel Wings a ramené les modules cryogéniques, tu étais là. Tu as vu les cobayes : quatre hommes. Trois entièrement nus, matriculés et préparés à être opéré. Un seul habillé et sale, comme s’il était tombé là-dedans accidentellement. Tu l’as tout juste regardé. Tu t’es seulement demandé qui il était et d’où il venait ? Tu vas me dire « quelle importance ? » Et je vais te répondre. Il était entièrement couvert de poussière et de cambouis. Il avait un tatouage du « gang » des Sons of America (oui je me suis renseignée). Il portait un trench-coat récupéré et un brassard de l’armée. Une marque et un vêtement de leader de la Résistance américaine. Skylar Kenway était un antisystème confirmé. Un MENEUR d’hommes et un type habitué à en chier. Tu croyais vraiment qu’il allait t’obéir comme ça ? La Machine reconnaît l’Autorité Suprême. L’Homme n’aspire qu’à la détruire. Et ça, ça n’a rien à voir avec MacGraham, ou moi, ou qui que ce soit.
Nouveau silence.
Cela dit je suis curieuse. Qui a donc réveillé la bête ?
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 17:14

Aryan était prostré sur sa chaise. Il ne toucha pas à son verre, qui restait vide, dressé tranquillement sur la table. Il avait les yeux rivés vers Zeera, les sourcils froncés, les dents serrées. Il la regardait de manière dure et ferme, étrangement, sans s'attarder sur sa peau ou ses formes.
Il la laissa parler. Il tiqua sur sa menace, à laquelle il ne croyait pas trop, avant qu'elle ne répète des choses qu'il savait déjà sur l'un de ses Vipers.

Elle lui posa une question, et alors, avec le même ton froid et grave, de sa voix nasillarde, accentuant les lettres, il expliqua, comme s'il faisait un rapport militaire.

- Johanna Harlow, riche héritière des Harlows, des puristes inquiétants et aussi ennuyants qu'une minuscule pointe. Kenway l'a trouvée, se l'est faite à l'arrière d'une voiture comme une pute, puis ose venir dans mon bureau et...
Enfin... Les hommes changent, mais je n'ai jamais eu l'impression de l'avoir fait plier. Enfin, si, je l'ai fait plier, il m'obéit et...


Toujours le même tic, qu'il avait, Turner. Il ouvrait sa bouche pour ensuite écraser ses dents entre elles, ses joues se renfermant violemment, comme un boxeur qui se préparait à recevoir un coup.

- Je sais... Ce qu'il pense, au fond de lui... Cette petite voix, ces idées au fond d'un être...
Il ne suffit pas d'obéir pour être loyal. Tous mes gardes, là, dehors, ils m'obéissent, et tous mes employés m'obéissent, et Losey, et les députés de la chambre des Communes, et tout le monde m'obéit, mais ce n'est pas de la loyauté. C'est quelque chose d'autre que j'ai besoin. Quelque chose de plus... Pur...


Ses yeux arrêtèrent de fixer la femme. Ils se perdaient dans la pièce. Ses yeux bruns, eux qui étaient toujours pleins de vie ou de force, paraissaient soudain, à son contact, vides. Perdu, comme s'il était aspiré de toute fougue, comme si l'homme qui arrivait à influencer des milliards d'individus n'était rien de plus qu'un de ces humains basiques et communs.

- Comment suis-je censé faire ? Au fond, tout au fond de lui, jamais je n'arriverai à faire plier ces gens-là... Je pourrais faire disparaître MacGraham, je pourrais faire sauter Kenway, je pourrais égorger Harlow, ça ne changerait rien. Il y aura toujours des gens... Toujours quelqu'un pour retourner ceux qui sont avec moi contre moi...
Je ferai aussi bien d'éloigner Kenway. Thomas Dole m'a dit qu'il recrutait des hommes pour une opération en Asie. Je peux lui envoyer mes Vipers, autant que ceux qui me sont les plus chers restent les plus éloignés de moi.
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 18:20

Zeera écoutait toujours attentivement les déboires de son chéri. N’était-ce pas là le but d’une confidente ? A l’entendre parler, il perdait toute contenance. Cette affaire le mettait vraiment en difficulté, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure.
Enfin... Les hommes changent, mais je n'ai jamais eu l'impression de l'avoir fait plier. Enfin, si, je l'ai fait plier, il m'obéit et...
Tt-tt, fit Zeera en levant la main. Ses sourcils froncés trahissaient une once d’agacement. La soumission est tout un art. Comme s’il s’agissait d’un tableau de maître, nous n’en sommes encore qu’à l’esquisse.
Comment suis-je censé faire ?...
Zeera but une gorgée de vodka et abandonna son verre en coin de table. Elle joignit ses doigts métalliques et fixa Aryan.
Bien, bien, bien. Effectivement, tu avais bien besoin de ma présence. Nom d’un chien, je t’abandonne une semaine et voilà dans quel état tu me reviens. On dirait une loque.
Zeera ne mâchait pas ses mots, encore moins en privé. C’était sans doute ce qu’aimait Aryan chez elle : sa franchise à toute épreuve, et son caractère éminemment dominateur. Elle ne le craignait pas. Zeera Kingsley ne craignait personne.
Nous avons créé ton ombre à partir d’un fauve. Elle restera un fauve. Cela dit, comme tous les fauves, le dressage demande du temps et de la patience. Tu connais mon avis sur la question. Son conditionnement est encore frais et fragile. Renforce-le. Tu te montres beaucoup trop gentil envers lui, tu te comportes comme une vraie femmelette. Je te l’ai déjà dit et répété : brises-le. Mets-le à genoux. Les discours ne fonctionnent pas avec un homme comme lui. Montre-lui qui commande.
Tout en élevant la voix, elle avait quitté sa chaise.
Elle se détourna d’Aryan et croisa ses mains derrière son dos.
Un homme qui a peur de ce qu’on va lui faire est un trésor de soumission. Crois-moi. Comme tu ne m’écoutes jamais, j’ai fait un petit test en secret, il y a quelque temps. J’ai délibérément réduit les doses d’anesthésiques, le jour où MacGraham devait opérer Shadow et changer son respirateur, qu’un gaz acide avait gravement endommagé. Il s’est réveillé en pleine chirurgie. Il était incapable de bouger…j’y ai veillé. Cela dit, il était conscient et réceptif à la douleur. Il n’est pas idiot, il savait que j’étais coupable. Il s’est mis à m’éviter. Pourquoi ? Parce qu’il a peur de moi. Si je lui demandais quoique ce soit, il le ferait, craignant les représailles…car il sait que j’en suis capable.
Shadow n’a pas peur de toi. S’il te craignait, jamais il ne serait venu te défier dans ton bureau, sur ton territoire. La Machine reconnaît ton autorité, l’Homme n’obéit à personne. Pas même au chef des Vipers, mon adorable et splendide Centurion.

D’un pas feutré, elle s’était rapprochée d’Aryan. Ses doigts couraient le long de ses épaules.
Impose ton statut d’Alpha.
Elle s’arrêta un instant.
Mais, soyons positifs. Ce n’est pas un cas désespéré. La Machine a transmis sa dévotion à l’Homme…c’est excellent. Il te donnerait sa vie, non ? Malheureusement l’Homme se croit indomptable et est assailli de doutes. L’Homme s’accroche à un passé révolu. Il se sent prisonnier et veut sa liberté. Il faut supprimer ça. Il faut qu’il vienne de lui-même te demander ses chaînes, et qu’il les aime.
Le problème, c’est que quelqu’un t’a devancé.


_________________
    Mistress Kingsley ◊ Je suis, le savant fou ; J'arrive à tout inventer ; Je souhaite à mes genoux ; Citoyens du monde entier.

    Si vous voulez rester en vie ; Vous devrez vous mettre à mes pieds ; J'vous aurai tous avertis ; J'vais vous jouer mes chansons truquées.
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Dim 23 Aoû - 19:46

- Tu parles comme si tu savais de quoi tu parlais.

Sa peau ne réagissait pas au contact avec les doigts de Zeera. Ses yeux transperçaient toujours au loin, la tête penchée, la face blême.

- C'est facile pour toi de dire ça. Ce n'est pas ton fils... Toi, Dole, Cutlaw... Vous êtes tous les mêmes.
Tu sais ce que c'est le pire ? Le truc le plus... « Drôle » ? Même aujourd'hui... Même avec toutes les conneries qu'il me fait... Même si je doute de lui, même si au fond de lui il me hait...
Eh bien... Je l'aime. La forme brute et pure de l'amour. Lui, ses frères, ses sœurs, je les aime, je les aime comme j'ai aimé Jana, et comme j'aime Clay. Eux deux, qui m'ont rejeté comme la peste.


Il se souleva de la chaise. Non pas qu'il fut soudain pris d'un spasme, mais il voulait s'éloigner d'elle...
Il s'approcha de la fenêtre, les volets étant baissés jusqu'à la moitié, et plaça la paume de ses deux mains sur la rambarde, son corps prostré.

- Non... Jamais je ne lui ferais de mal. Jamais.

Sa voix était devenue plus faible. Il ne rugissait plus comme un lion, il murmurait, sa voix étranglée.

- Mais je le jure : Je ferais du mal à quiconque ose tenter de l'approcher. Je massacrerais toutes les personnes qui osent l'utiliser à leurs propres fins.
MacGraham, Harlow, Jana... Tous des voleurs, tous des parias arrivistes, tous à tenter de dérober MES créations, à aliéner les gens proches de moi, à détruire TOUT ce que J'AI construit. Car oui, mes ennemis, médiocres qu'ils sont, n'aspirent pas à faire quelque chose... Mais à anéantir ce que moi j'ai fais. Est-ce que tu sais ce que je ressens, Zeera ? Est-ce que tu sais ce que ça fait, de toujours devoir se méfier des gens que je côtoie ? Je suis forcé de m'afficher comme quelqu'un de fort, parce qu'à la seconde où j'arrête, tout le monde va tenter de m'écraser...


Et d'un coup, il se mit à hurler, son visage se tournant pour regarder droit dans les yeux de sa maîtresse, tel un chien enragé, à dire toutes les pensées qu'il cachait au fond de sa cervelle.

- Tous, là, dehors, tous de la merde et de la crasse ! Tous ne m'inspirent que le dégoût et la haine ! Ma putain de femme m'a reniée ! Mon fils me rejette ! Mon employé le plus important complote dans mon dos ! Et maintenant, Kenway, SKYLAR, l'homme que j'ai ramené d'entre les morts, que j'ai protégé, et éduqué, ose se retourner chez la première salope qui écarte les jambes pour sa cause ?!
Toi tu viens là et tu me parles de commandement. Ce n'est pas une question de commandement. Ce n'est pas mon soldat.
Je vais écraser les Harlow. Je vais les écraser de la manière la plus basse, mais en même temps, la plus humaine possible. Et je ferais ça à tous ceux qui osent espérer ruiner ce que j'essaye de bâtir...
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Lun 24 Aoû - 14:32

Zeera s’inclina comme si elle cherchait à coller son oreille aux lèvres d’Aryan, et entendre au mieux ses confidences. Son parfum digne des phéromones d’amour de Mantis se glissait insidieusement dans ses narines. Aryan restait de marbre, c’était toujours comme ça…cela dit, Zeera était persuadé de l’avoir déstabilisé, car il s’éloigna d’elle. Elle, resta à sa place. Elle le fixait. La lumière tamisée faisait miroiter ses prunelles jaunes comme les yeux d’un félin en chasse.
Non…Jamais je ne lui ferai de mal. Jamais.
Zeera éclata de rire.
Jamais ? Ce n’est pas ce dont j’ai souvenir. J’ai souvenir d’un tout jeune cyborg qu’on a dû te présenter enchaîné (sinon il t’aurait sauté à la gorge), et qui refusait de se soumettre. J’ai souvenir d’un Aryan Turner qui, les bras croisés derrière le dos et de son air fermé, disait : « Faites-le obéir. » J’ai souvenir que ledit cyborg n’a jamais hurlé (dommage d’ailleurs, il a une si jolie voix).
Enfin, tu ne lui feras jamais de mal, hum.
Elle se tut une seconde.
Oh, je vois. Toi tu ne lui feras jamais de mal, mais les autres ont carte blanche. Bien sûr.
Elle s’appuya au bord du bureau et croisa ses jambes. Le cuir soigneusement cité de ses bottes crissa à ce contact.
Aryan se mit à hurler. Elle, resta de marbre. Ce n’était pas le premier homme qu’elle entendait hurler…même si c’était un genre très différent de hurlement. Hum-hum.
Cette tempête passée, Zeera s’élança vers Aryan.
Je ne te parle pas de commandement. Je te parle de soumission, tu sais pertinemment que ce n’est pas la même chose.
Skylar t’obéit mais ne t’est aucunement soumis. Il ne te reconnaît pas comme son supérieur, comme son maître. Il exécute tes ordres comme n’importe lequel de tes mercenaires à la tête vide, comme un soldat…, mais comme tu viens très exactement de le dire, ce n’est pas ça que tu veux. Tu veux plus, beaucoup plus. Tu veux qu’il t’appartienne corps ET cœur. Son cœur est en train de vaciller, de foutre le camp chez quelqu’un d’autre.

Elle pressa doucement sa main sur le torse d’Aryan.
L’amour a toujours été un poison. L’amour est le nerf de la guerre. Cette fille a fait plus qu’écarter les cuisses, elle s’est emparée de la seule chose que tu veuilles absolument posséder chez cet homme. (Elle leva les yeux vers lui) Que crois-tu accomplir en te lançant dans une vendetta contre elle et sa famille, hum ? Ton fils te détestera encore plus. Il te détestera à un point irréversible. Et à ce moment-là, on ne pourra plus rien faire. Il sera définitivement à elle, et jamais plus à toi.
Elle baissa les yeux, l’air résigné.
Mais je sais que tu ne m’écouteras pas. Tu es trop têtu et, quoique tu veuilles en dire, tu es blessé. Je le vois, c’est l’évidence même : tu aimes cet homme. Il est ton Fils, et tu estimes être le Père qu’il n’a jamais eu.
L’amour nous fait agir stupidement. Tu prendras sûrement plaisir à te venger, à détruire ces gens, seulement…, penses à l’Ensuite. Quand Skylar apprendra ce que tu as fait, et qu’il viendra t’arracher le cœur…Que feras-tu ?


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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Mer 26 Aoû - 22:25

Aryan resta totalement fixe. Les paroles de la doctoresse faisaient écho dans sa cervelle, pénétrant comme les vibrations lors d'une rave-party. Non pas qu'il allait à des raves, mais Clay arrêtait pas de le faire chier à écouter sa pseudo musique moderne à fond dans sa chambre...
Il tressaillit un peu alors qu'il sentait la main de la femme se coller sur son torse. Ses yeux se fixaient, à présent. Il semblait se recomposer. Il buvait ses paroles.

- L'amour, oui... Et la haine est encore plus forte que l'amour...
Je vais le frapper. Fort. Mais pas pour le détruire. Pas par vengeance puérile ou juste pour l'envie de le voir souffrir.
Je vais le démolir... Pour le reconstruire. Tant pis si ça prend du temps. Tant pis s'il faut que je m'y reprenne. Je vais mettre en œuvre toutes mes ressources pour ça. Je vais le réparer. Lorsque j'en aurai fini, il ne sera pas mon simple agent, il ne sera pas un militaire obéissant. Il sera ma chair. Il m'aimera avec toute son âme.


Ses paroles avaient un ton assez... Distant. En fait, il ne semblait même pas que ses mots étaient prononcés de manière normale. Ils résonnaient, comme s'il le clamait à haute voix pour s'en persuader lui-même.

- L'amour est éphémère. Il dure un temps puis s'évapore et disparaît. Je sais ce que je vais faire... Je sais ce qu'il me reste à faire...

Il se souleva, remontant les épaules en arrière, et prit une grande inspiration nasale. Il tourna légèrement la tête pour regarder directement dans les prunelles de Zeera.

- Merci, souffla-t-il.
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Jeu 27 Aoû - 17:33

Je vais le frapper. Fort.
Le visage de Zeera se fendit d’un grand sourire. Ses yeux, fussent-ils cybernétiques, pétillaient de joie. Elle se mordit la lèvre inférieure, excitée à cette idée.
Oui…c’est cela. C’est exactement cela.
La souffrance, Aryan…c’est le secret. Quand tu en auras fini avec lui, il tombera à genoux devant toi et te vénèrera. Tu seras sa volonté de vivre. Son Tout. N’est-ce pas magnifique ? Ce ne sera même pas un homme devenu machine, ce sera…un don. Oui. Il s’arrachera volontairement le cœur et te le donnera de sa main. Je ne parle pas de celui qui palpite dans sa poitrine mais de celui, d’éther et d’émotion pure, de son âme. Le cadeau de Dieu.
C’est cela, la soumission. La vraie. Ecorcher vif un homme, déchirer son âme, et s’approprier ce cadeau.

Je sais ce que je vais faire... Je sais ce qu'il me reste à faire...
La main de Zeera accentua sa pression. Elle s’était rapprochée d’Aryan de manière imperceptible, et était presque contre son torse. Les capteurs ultrasensibles de sa main percevaient les battements de son cœur. Aryan était comme…revigoré. Zeera s’en satisfit, et était très heureuse de savoir que c’était grâce à elle. Son discours au sujet de Shadow la faisait ronronner de plaisir. J’aime l’entendre parler de soumission. Voilà le PDG qui mérite de me baiser.
Dans ce cas, fais-le, gronda-t-elle. Soumet-le.
Il y eut un de ces silences gênés. Et finalement, Aryan daigna la regarder droit dans les yeux. Les iris de Zeera s’étaient rétractés comme ceux d’un félin en alerte.
Elle avait envie de lui.
Merci.
Je ne fais que mon…travail.
Elle se glissa contre son amant. Sa poitrine généreuse touchait son torse, cependant qu’elle effleurait ses lèvres des siennes. Leurs souffles s’entremêlèrent. Celui de Zeera était brûlant de désir. Entendre Aryan parler de soumission, l’imaginer dominer en véritable alpha cette saleté de vipère sifflante…mmh, elle en était toute émoustillée.
Tu ne vas pas me dire que c’est tout ? Tu n’as tout de même pas osé me faire traverser toute la ville simplement pour que je te répète une énième fois mes principes ? Hum ?
Soudain, les doigts de sa main libre se refermèrent sur l’entrejambes d’Aryan. Sa fermeté n’avait d’égal que sa volonté de le punir. Cela dit, elle s’assurait d’éviter d’infliger une douleur incapacitante. Quel dommage ce serait de l’abîmer. Ce geste était une menace des représailles à venir s’il avait fait l’erreur impardonnable de lui avoir fait perdre son temps. Et, bien que Zeera ne l’avouerait pas, une volonté de voir Aryan se comporter en alpha avec elle. Elle voulait le voir à l’œuvre.
Sa curiosité était insatiable.
Parce que si c’est ça, je peux te garantir que tu vas me le payer très cher.

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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Jeu 27 Aoû - 22:27

Les pensées trottaient dans sa tête. Cela devait faire des années que tout le monde lui avait donné des conseils différents. Le projet « Black Vipers » avait prouvé sa valeur dans le passé, mais les hommes qui en faisaient partie avaient un esprit... Variable.
Qui serait capable de faire une telle mission ? Qui dans le Conglomérat était capable de faire souffrir quelqu'un, avec toute sa force et tout son zèle ?

Ses pensées furent rapidement troublées lorsqu'il sentit les lèvres de Zeera lui bloquer sa bouche. Il fronça légèrement les sourcils. Il est vrai que la doctoresse était un peu jetée... Mais lui n'était pas d'humeur.
Il tressaillit en sentant sa main ferme enfermer ses parties sensibles. Sa mâchoire se ferma brutalement, et son regard s'enferma dans le sien.

- Clay va revenir... Siffla-t-il entre ses dents. Je pense qu'on pourrait avoir cette « discussion » plus tard, non ?
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MessageSujet: Re: Jeux de fauves - ft. Aryan   Sam 29 Aoû - 1:13

Clay va revenir…Je pense qu'on pourrait avoir cette « discussion » plus tard, non ?
Zeera renifla de dédain.
A la vitesse où tu jouis, nous avons largement le temps.
Elle raffermit son étreinte.
Ta mémoire te fait défaut, chéri ? Tu as oublié qui commande ?
Cela dit, elle le lâcha. Elle contracta et détendit ses doigts, qui chuintèrent doucement. Sa main s’écrasa contre le torse d’Aryan et elle le bouscula vers le canapé. Zeera était augmentée, cela dit elle avait une certaine force naturelle. La fille d’un baron du crime, et une chienne d’Harmattan Associés, se devait d’en avoir. C’était une question de survie.
Aryan jeté de force sur le canapé, Zeera s’installa sur ses genoux et garda le dos droit, le fixant de haut. Aryan avait une vue plongeante sur son décolleté. Zeera ne laissait jamais rien au hasard.
Elle fit la moue.
Tu es tout tendu, chéri, dit-elle. Et, sur le ton de la donneuse de leçons : Si tu veux bien manier le fouet qui flagellera Kenway, tu dois être…relax.
Elle souffla ce dernier mot. Ses mains massèrent le torse d’Aryan, remontèrent, redescendirent, tranquillement et fermement. Elle déboutonna sa chemise.
Son torse à nu, elle s’amusa à y dessiner des formes invisibles du bout des doigts.
Si tu veux dominer un homme, tu dois connaître toi-même cette sensation incomparable qu’est l’Abandon. Celui qui refuse de se soumettre est constamment crispé. Son esprit soi-disant indomptable exerce son influence sur son corps. Et ce corps se braque.
Elle lui caressa la joue du revers de la main.
Je sais comment te soumettre. Tu es à moi. L’Abandon devrait être une évidence.
Ses doigts enserrèrent soudain la mâchoire d’Aryan, qu’elle regardait maintenant de travers. Son ton se fit sévère.
Qu’est-ce que tu crois ? Cracha-t-elle. Que c’est toi qui me domine ? Que ton statut me fait peur ? Que tu me fais peur ? (Elle ricana.) Idiot. Tu es à moi, c’est tout.
Elle le sentit plutôt réceptif. Un grand sourire flotta sur ses lèvres.
Ça te plait, chéri. Tu te trahis tout seul.
Elle avait libéré sa mâchoire de son étreinte, et était retournée explorer son torse. Languissamment, elle descendit vers sa ceinture. Elle se mordit la lèvre inférieure.
Je dois avouer que t’imaginer en dominant…m’excite. C’est si…inattendu !
La ceinture céda en un cliquetis. Cependant que sa main s’aventurait dans le pantalon d’Aryan, Zeera s’inclinait vers ses lèvres. Elle souffla :
J’aimerais bien voir ça.

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